Archives mensuelles :mai, 2018

Droit du Catogne 2018

C’était ma deuxième participation au Droit du Catogne à Sembrancher. Comme son nom l’indique, cette course est raide, très raide, 6km pour 1100m de dénivelé. En 2015, j’avais réalisé un temps de 49’20. Cette année, en participant à cette course, j’allais prendre conscience de mes progrès réalisés ces dernières années.

Avant la course, j’avais pour objectif de faire toute la montée en courant. Habituellement, je parviens à faire cela en fin de saison après de nombreuses heures d’entrainement. De plus, cette course constituait un bon challenge en vue de mes objectifs de l’été.

Au départ de la course figuraient de très bons coureurs, ma tactique de course était claire : suivre puis attaquer ! Allais-je être capable de l’appliquer ?

Le premier kilomètre de la course est relativement plat, nous sommes encore tous ensemble. Après 1km, au moment où la pente s’élève, Lukas von Känel accélère brusquement, je réagis rapidement et ne lâche pas d’une semelle. Ainsi, pendant les 20 premières minutes, je parviens à suivre et à courir alors que Lukas, qui a opté pour des bâtons, marche régulièrement. A mi-course, une courte descente précède un faux-plat et la deuxième partie raide de la course. Cet à ce moment que je décide d’essayer de le dépasser. Sans faire une grosse attaque, je remarque que je lui ai pris quelques mètres. Alors je décide de faire une deuxième accélération, pour tenter de le lâcher définitivement. Il reste 3km et plus de 500m de dénivelé, ai-je attaqué trop tôt ? Dans la deuxième partie de la course, je rattrape des coureurs partis 30min ou 1h avant, tous m’encouragent et me motivent à poursuivre sur ce rythme. Cela commence à être dur de courir mais l’arrivée est proche et je suis en train de faire une très belle course. Je sers les dents et bien que la victoire soit presque en poche, je me bats jusqu’au bout pour faire le meilleur temps possible. Avec un temps de 44min07, c’est plus de 5min de mieux qu’en 2015 !

L’objectif de tout faire en courant est atteint, je suis super content !

Lien vers le site
Lien vers les résultats

Des photos suivront…



Monthey d’Illiez 2018

L’année passée, la course de montagne Monthey d’Illiez faisait office de championnat suisse. Cette année, le championnat suisse de course de montagne aura lieu le 2 juin à Bütschwil dans le canton de St-Gall.

C’est donc pour évaluer l’avancement de ma préparation, après un peu plus de 3 semaines de course à pied depuis la fin de ma saison de ski-alpinisme, que j’ai pris le départ de cette course. La première course, bien qu’elle ne présente pas de grands enjeux, sert de base à la confiance pour tout le début de saison.

Malgré le fait que la course ne serve pas de support au championnat suisse, le niveau était très relevé. En plus de mes coéquipiers du BCVs Mount Asics Team Cesar Costa, François Leboeuf et Pierre-André Ramuz, figuraient également au départ Alexandre Jodidio et Rémi Bonnet.

Le départ a donc lieu à Monthey et l’arrivée à Val-d’Illiez. Je suis parti plus vite que l’année passée. Rapidement, Rémi prend un peu d’avance et je suis deuxième derrière Alex Jodidio. Sur le plat de Chenarlier, Alex me dépasse et prend un peu d’avance. Durant toute la course, j’ai tenté de boucher ce petit écart mais 7 secondes me séparent au final de la 2e place.

A l’arrivée, mon temps de 40’19 est légèrement supérieur à celui de 2017, mais j’ai moins d’entrainement et la course n’avait pas le même enjeu.

Je suis donc très satisfait de ma première course et me réjouis de voir les surprises que me réserve la course de montagne cet été.

Lien vers le site
Lien vers les résultats



Mérite sportif commune de Rixensart

Membre du RIWA Athletic Club en Belgique, j’ai eu l’honneur de recevoir le mérite sportif de la commune de Rixensart.

Voici le discours que ma super grand-mère a lu pour moi :

« Mesdames, Messieurs,
 
Malheureusement, je ne suis pas des vôtres aujourd’hui. Je participe à une course de montagne près de Millau en France, course pour laquelle je m’étais engagé il y a longtemps de participer.
C’est vraiment un très grand honneur pour moi de recevoir ce prix.
Mon histoire belge, que certains aiment qualifier de blague belge a commencé en 2013. Ce fut la première fois que je représentais la Belgique au niveau international. C’était à Pelvoux en France lors des championnats du monde de Ski-alpinisme. Et depuis 2015, je représente régulièrement la Belgique lors de courses de montagne l’été.
On n’a jamais cessé de me poser les questions : Voudras-tu un jour courir pour la Suisse ? Ou Pourquoi ne cours-tu pas pour la Suisse ?
La réponse est simple. Je suis né en Belgique, ma famille est belge et habite à Rixensart. J’aime ce côté original, être ce Belge venu du Plat Pays qui se débrouille bien dans les montagnes.
Alors merci, merci pour ce prix qui me motive à persévérer dans mes efforts. »

Article dans le journal Vers l’Avenir du 14 mai :



Patrouille des Glaciers Arolla-Verbier 2018

Chaque deux ans a lieu la Patrouille des glaciers. Cette course de renommée mondiale relie Zermatt à  Verbier. Un parcours plus court est également proposé, celui-ci relie Arolla à Verbier. C’est sur ce parcours que, mes coéquipiers Julien Ançay et Pierre Mettan et moi, nous nous sommes élancés. Ce parcours présente près de 30km et 2000m de dénivelé.

Tout d’abord, il y a la montée au col de Riedmatten, puis le plat de la Barmaz le long du lac des Dix, puis la montée de la Rosablance et pour finir celui du Col de la Chaux, dernier col avant la descente finale sur Verbier.

C’est donc le samedi 21 avril à 5h30 du matin que tout commence pour notre équipe.

Lors de l’échauffement, je remarque très vite que je suis très en jambes. Mes coéquipiers me disent se sentir bien aussi. Vivement le départ.

Le départ est donné par le Major Hippolyte de Weck, également associé de Forum Finance Group, mon sponsor principal.

Dans le premier mur après le départ d’Arolla, nous prenons rapidement la tête avec un rythme d’enfer. Nous sommes tous les trois skis dans skis et slalomons entre les coureurs partis de Zermatt plus tôt. Au col de Tséna Riefen, le sommet de la première montée, nous avons une avance confortable mais nous sommes partis vite. Personnellement j’ai quelques craintes, j’ai peur d’être parti trop vite.

Heureusement les descentes ne sont pas trop éprouvantes et je peux récupérer un peu. Tout comme en montée, l’équipe est très homogène en descente, on va vite sans prendre de risques, il fait encore un peu sombre.

On approche du redouté plat de la Barmaz, le long du lac des Dix. La neige est encore très dure, la progression se fait vite. Julien et moi avons pris un peu d’avance sur Pierre, on remet donc vite nos peaux pour pouvoir l’aider ensuite. Au poste de la Barmaz, nous attend Véronique Ançay, la mère de Julien, avec de quoi nous ravitailler. Après un rapide arrêt, on repart de plus belle en direction de la Rosablanche et de la foule de spectateurs qui y attendent les coureurs. Nous sommes toujours skis dans skis, chacun sert les dents et se bat pour les autres. Aucun effort n’est ménagé. Une des parties les plus dures est sans doute le long portage de la Rosablanche mais pour moi c’est un véritable plaisir que d’y monter. Je me sens vraiment bien et prends un peu d’avance sur mes coéquipiers. J’en profite pour bien me ravitailler et profite de l’instant.

Le plus dur est derrière nous mais il reste encore un dernier col à franchir avant la délivrance de l’arrivée à Verbier. Il s’agit du col de la Chaux, mon père m’y attend ainsi que Gérard Lamon, un guide et professeur de ski de Vercorin qui m’a initié au ski-alpinisme en 2009. Dans cette ultime montée, Pierre se sent vraiment bien, Julien et moi devons nous accrocher pour le suivre. Le sommet est proche, les jambes sont aux bords des crampes, on fait avec, on se reposera plus tard.

Dans la descente, on prend beaucoup de vitesse, la barre des 100km/h est franchie à plusieurs reprises. C’est pas le moment de tomber, une chute serait fatale. Chacun à son tour ouvre la voie pour ses coéquipiers et leur indique par un mouvement de bras les éventuels changements de direction.

L’arrivée nous appelle, il ne reste plus qu’à retirer ses skis et à traverser Verbier en courant pour franchir l’arrivée. Je croise ma mère et de nombreux visages connus. Ce moment est intense, je me laisse rapidement submerger par les émotions. Je ne ressens aucune fatigue, aucune douleur, seulement un indescriptible bonheur. Celui de franchir la ligne d’arrivée dans un temps incroyable avec deux amis après une course parfaitement réussie !

Merci à tous ceux qui ont fait que ce moment soit l’un des plus forts de ma vie.

Maintenant, place à quelques jours de repos avant de me remettre sérieusement à courir. Direction l’université après de longs mois d’absence passés à gambader dans les montagnes.

Lien vers le site
Lien vers les résultats

Article Nouvellsite PDG 23.04

Interview à la télévision Canal9