Catégorie :Revue de presse

Coupe du monde Aussois 2019

Cet été, la saison de ski-alpinisme commençait très tôt en comparaison avec les autres années. La première coupe du monde avait déjà lieu les 20-21 décembre à Aussois, en France. Au programme, une course individuelle le vendredi et un sprint le samedi.

Je me réjouissais de prendre part à ces épreuves car les sensations les jours précédents étaient excellente.

Le vent, la neige et la pluie sont venus pimenter course individuelle. Dans le coup pour un podium Espoirs (U23) jusqu’au sommet de la avant-dernière montée, je perds bêtement du temps dans les transitions et dans la descente. Je terminerai à la 6e place chez les U23 et la 25e au général. Les sensations sont bonnes, mais le bon wagon est parti et je ne parviens pas à revenir. Point positif, mon niveau de forme est déjà excellent en ce début de saison.

Le lendemain lors du sprint, je réalise une bonne qualification mais je sais que je peux encore aller plus vite. Je me réjouissais donc de participer aux quarts de finale, d’autant plus que dans mon quart se trouvent plusieurs autres espoirs et de précieuses places allaient se jouer. Malheureusement, j’ai été stoppé net dans mon élan car je connais une grosse chute dans la descente. Je parviens à me relever et à terminer la course en dernière position de mon quart. Mais une fois la ligne d’arrivée franchie, la douleur s’accentue et je comprends alors que quelque chose ne va pas. Je suis alors pris en charge par les secouristes, puis ambulanciers qui me conduisent dans une cabinet proche de la course pour y faire des radios. Les radios montrent une fracture de la malléole interne droite mais on me recommande de faire un scanner à mon retour en Suisse.

A l’hôpital de Sion, ce verdict fut confirmé et me voilà donc au repos forcé pour les deux prochains mois…

Merci à tous pour votre soutien dans ce moment difficile.

Photos: Maxime Schmid

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Championnat du monde de course de montagne à Villa la Angostura, Argentine

Cette année, le championnat du monde de course de montagne avait lieu à l’autre bout du monde, dans le petit coin de paradis qu’est la Patagonie! Malgré le fait que ce championnat ait lieu en plein milieu de ma préparation pour ma saison hivernale, je n’avais pas pu refuser cette opportunité offerte par la fédération belge d’athlétisme. C’est donc à quatre, Roger Igo (le coach), Charlotte de Wilde et Vincent Siringo, que nous avons fait le déplacement vers cette terre propice à la rêverie et peut-être également aux exploits sportifs…

A l’aller, notre voyage ne fut pas des plus agréables. Problèmes techniques et retards ont fait en sorte que l’on arrive sur place que le soir précédent la course, 18 heures avant le départ… Pas vraiment l’idéal pour aborder un championnat du monde. Néanmoins l’envie de bien faire est très présente et l’excitation monte progressivement.

Au moment du départ, la météo est très capricieuse, des trombes d’eau s’abattent sur nos têtes, les sentiers du parcours deviennent des rivières ou des toboggans boueux. Peu importe, une fois le dossard épinglé rien ne peut m’arrêter. Placé en dernière ligne sur la ligne de départ, les premières minutes de courses sont difficiles, le parcours devient rapidement étroit et il me faut sans cesse changer de rythme pour dépasser un concurrent. Petit à petit, je remonte la file de coureurs, les jambes répondent très bien, je parviens à être explosif dans tous les changements de rythme.

Au moment d’aborder la descente, j’aperçois quelques coureurs qui doivent compter environ 30 secondes d’avance sur moi. Sur ce terrain glissant, la descente s’annonce fun! Je parviens à revenir sur plusieurs coureurs, parmi eux Xavier Chevrier (Champion d’Europe 2017) et Julien Rancon (Champion d’Europe par équipe 2017). Je comprends alors que je suis en train de faire une très belle course et qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de coureurs devant moi! Je poursuis mon effort, l’arrivée ne doit plus être loin. Néanmoins, les deux derniers kilomètres seront plus compliqués et je perds quelques places. Mais le résultat final est incroyable! Je termine 13e!! Pour rappel, l’année précédente j’étais 45e… Quel moment intense!

Les heures suivants la course et le lendemain j’ai vraiment voulu profiter un maximum de cet endroit, quoi de mieux que de le faire en courant… Mes jambes s’en souviendront longtemps!

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Warriors Run (Irlande) 2019

Deux semaines après Sierre-Zinal, les jambes ont enfin récupéré. Heureusement parce que me voilà en Irlande invité par un ami pour participer à la Warriors Run à Sligo. Une course de 14km alliant routes goudronnées et un peu de « Fell running » pour monter au sommet de l’emblématique colline Knockarea (même si les Irlandais pensent que c’est une montagne…)

Sur la première partie goudronnée, j’ai dû me battre pour concurrencer les spécialistes. Une fois arrivé au pied de la montée, je me suis retrouvé dans mon élément et j’ai tenté de créer le plus grand écart possible pour la suite de la course. Chose faite car à la fin de cette partie accidentée j’ai près d’une minute d’avance sur mes poursuivants. Heureusement car à l’arrivée je n’aurai plus que 20 seconde d’avance! Et par conséquent pour remporter cette épreuve devant plus de 1100 participants!

Un énorme MERCI à Alex Hunter et sa famille pour leur chaleureux accueil pendant cette semaine en Irlande!

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Tour des Alpages 2019

Depuis 5 années, le Tour des Alpages à Anzère est devenu un rendez-vous incontournable durant ma saison de course de montagne. Sur un parcours peu technique et très rapide de 17km et 600m de dénivelé positif et négatif des spécialistes de course sur route peuvent mener la vie dure aux spécialistes de course de montagne comme moi. L’ambiance lors de cette course fait que ces 17km sont vite avalés et qu’ils laissent place à un agréable moment dans le centre d’Anzère.

Lors de chaque édition, les organisateurs parviennent à réunir un joli plateau de coureurs suisses et internationaux.

Pour ma part, après un intensif camp d’entrainement qui s’est terminé quelques jours avant la course et durant lequel j’avais ressenti de très bonnes sensations, je me réjouissais de prendre le départ. Néanmoins, je sens que je suis moins « tranchant » et que j’accuse un peu le contre-coup du camp. Mais peu importe, une fois le dossard 4 épinglé, je suis prêt à tout donner!

Peu après le départ, je décide de prendre les choses en main. J’accélère un peu dans la montée avec l’Italien Xavier Chevrier, récent 3e des championnats d’Europe de course de montagne début juillet. Rapidement, nous creusons un petit écart mais après 2km, je décide de le laisser partir afin de garder des forces pour les 15 prochains kilomètres. Peu après le sommet de la montée, une fusée marocaine me dépasse et je ne tente même pas de suivre. Ensuite vers le 9e km, je suis rejoint par Julien Rancon, 2e lors des championnats du monde de trail en juin, je tente de m’accrocher et parviens à garder un retard fluctuant entre 10 et 25 secondes. Je ne perds jamais espoir et l’avoir en ligne de mire me permet de maintenir un rythme élevé et ainsi d’éviter le retour d’autres concurrents. Néanmoins, je ne parviens pas à le rattraper et terminerai donc 4e, à 12 secondes du podium.

Mais je ne ressens aucune déception, car avec mon temps de 1h05’51 » j’améliore de 2min25 ma meilleure performance sur cette course et je finis également premier au niveau suisse! Je suis donc extrêmement satisfait, premièrement d’avoir retrouvé mon meilleur niveau et de me sentir confiant en vue de ma prochaine course… la mythique course Sierre-Zinal.

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Championnat d’Europe de course de montagne 2019 Zermatt

Le premier gros objectif de la saison estivale que j’avais coché sur mon calendrier était le championnat d’Europe de course de montagne. Celui-ci se déroulant à Zermatt, à 1h30 de Vercorin, il me tenait vraiment à cœur de briller sur cette course.

Le parcours était composé d’une seule montée d’environ 10km pour 1000m de dénivelé positif. N’habitant pas très loin, je m’étais rendu sur place la semaine précédente afin de reconnaître le parcours et savoir à quoi m’attendre le jour J.

Nous étions 7 Belges engagés sur ces championnats, 3 juniors hommes, 1 senior femme et 3 seniors hommes.

En début de saison, j’avais annoncé que mon objectif serait de figurer dans les 20 premiers car l’année dernière j’avais terminé 21e au CE. Néanmoins, après mon mois de juin passé à rechercher de bonnes sensations à l’entraînement, j’ai revu mes ambitions à la baisse. Terminer dans les 30 premiers aurait été satisfaisant pour moi.

Me voilà donc sur la ligne de départ en compagnie de Florent Caelen et Félix Syfer et 76 autres concurrents. Parti prudemment, je commence à fournir mon effort après 3km, là où la pente devient la plus raide. Les kilomètres s’enchaînent et je reprends régulièrement l’un ou l’autre coureur. A deux kilomètres de l’arrivée, cela se complique un peu pour moi, le manque d’entrainement se fait ressentir mais je m’accroche. Quelques mètres avant l’arrivée je dépasse 3 coureurs et termine en 35e position. Vu que les sensations ressenties étaient bien meilleures que celles que j’ai eu durant tout le mois de juin, ce résultat me satisfait. Le niveau étant très dense, très peu de temps me sépare des meilleurs, de bonne augure pour la suite.

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Défi des 300



Coupe du monde Disentis 2019

Une semaine après les mondiaux, les choses sérieuses recommencent déjà avec la suite du circuit de coupe du monde. Disentis est une station suisse située dans le canton des Grisons. Au programme figuraient une course individuelle le samedi et une verticale le dimanche.

Durant les quelques jours précédents, j’avais l’impression d’accuser un peu le coup après mon gros objectif de la saison. Mais à chaque fois que j’épingle un dossard, ce n’est pas pour faire de la figuration. Je donne à chaque fois le meilleur de moi-même.

Lors de la reconnaissance de la course individuelle, nous découvrons un magnifique parcours, le plus beau de la saison en coupe du monde. Cela me donne un boost de motivation et je me réjouis de courir le lendemain.

Malheureusement, les choses ne se passent pas aussi bien que prévues et rapidement je remarque que je n’ai pas de rythme et que jambes ne répondent pas ni en montée ni en descente. De plus, des douleurs au pied gauche viennent se rajouter et rendent la course encore plus compliquée. Je prends la suite de la course minute par minute mais finalement je décide d’arrêter, d’abandonner. Vraiment une décision difficile mais c’était le mieux que je pouvais faire ce jour-là.

Demain est un autre jour et même si mentalement l’après-course est difficile, j’ai à cœur de me rattraper et de montrer de quoi je suis vraiment capable.

Le parcours de la verticale peut être séparé en deux parties distinctes : la première partie est en faux-plat montant où il sera important d’avoir une bonne glisse et la deuxième est très raide (25% de pente moyenne sur 1km).

Rapidement, je remarque que je suis dans le coup, j’arrive à m’accrocher à un très bon groupe de coureurs et la cadence est très élevée. Au bout de la première partie plate, je suis aux environs de la 10e place au classement général. Les choses sérieuses commencent ensuite, le mouvement et le rythme changent brusquement. Il faut serrer les dents, je suis 2e espoir et je compte bien le rester. Et j’y parviendrai !! Je suis tellement heureux et surpris à la fois, car après ma course de la veille, un podium était loin d’être acquis !

Place maintenant à un peu de repos, puis à la dernière coupe du monde début avril en Italie.

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Photos : ISMF



Championnat du monde Villars 2019

Villars accueillait les championnats du monde de ski-alpinisme du 9 au 16 mars. Les championnats du monde sont une compétition qui se déroule chaque deux ans. Le vainqueur de chaque course se voit décerner le titre de Champion du monde !

Bien évidemment, un tel titre ne laisse pas les athlètes indifférents. Cet évènement était l’objectif principal de ma saison. De plus, ma préparation s’est très bien passée, j’étais donc confiant et j’affichais des ambitions élevées.

J’ai pris part à trois courses : le sprint (10.03), la course individuelle (12.03) et la course verticale (13.03)

En sprint, après avoir obtenu le 8e temps des qualifications, je passe le cap des quarts de finale pour la première fois cette saison. En demi-finale, nous sommes 5 espoirs, une place dans le top 5 est donc assurée mais je ne veux pas m’arrêter là. Après avoir réalisé un bon départ, je perds beaucoup de temps au moment de mettre les skis sur le sac et me retrouve 6e et dernier de ma demi-finale. Je conserverai ce rang jusque l’arrivée. Au classement final, je suis 4e Espoirs (U23) et 11e overall. Un très bon résultat dans cette discipline.

Après un jour de repos, place à la course individuelle, la course « reine » de ces championnats. Au programme, 1600m de dénivelé répartis sur 6 montées. Les jambes répondent un peu moins bien en début de course mais je m’accroche. La chaleur et la fin de course peuvent toujours réserver des surprises. Dans l’avant-dernière montée, je suis 4e Espoir à environ une minute du podium. Il ne reste qu’une petite montée de 90m de dénivelé. Le podium est presque inaccessible. Mais je donne toutes les forces qui me restent et l’écart avec le 3e fond rapidement. Nous nous retrouvons côte à côte a environ 100m de la ligne. Au moment où je le dépasse, je remarque qu’il est vraiment à bout physiquement. Je franchis donc l’arrivée en 3e position, très heureux car je n’aurai jamais baissé les bras et j’aurai vraiment tout donné.

Vient ensuite la vertical race, discipline qui m’avait très bien convenue sur la coupe du monde en janvier en Andorre. Malheureusement le parcours est assez hors-normes, il est plat, archi plat ! Malgré le fait que cette verticale ne ressemble à aucune autre, j’espère que cela peut me convenir. Durant toute la partie plate de la course, je me trouvais en 3e position en Espoirs mais les écarts étaient très faibles. Cela allait se jouer dans la seule partie raide de la course, juste avant l’arrivée. Malheureusement, la fin de course est plus difficile qu’espérée pour moi et je perds quelques places, dont ma 3e place en Espoirs. Néanmoins, je me bats jusqu’au bout et termine 4e espoir, 0.3 secondes devant le 5e. Bien évidemment, je suis un peu déçu de ce résultat mais lorsque je regarde l’ensemble de mes championnats, je ne peux qu’être extrêmement satisfait d’être en mesure de me battre avec les meilleurs sur toutes les disciplines !

Merci à l’équipe suisse pour son accueil et à tous mes amis et concurrents pour les beaux duels !

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Photos : Maxime Schmid, Sportdimontagna, ISMF



Intégrale du Rogneux 2019

L’intégrale du Rogneux est une course par équipe assez atypique. En effet, il n’y a qu’une montée et une descente, mais il faut tout de même préciser que la montée comptabilise 2000m de dénivelé positif et la descente 2000m de dénivelé négatif. Le départ et l’arrivée sont à Lourtier et le sommet du parcours est le Mont Rogneux à 3084m.

J’avais la chance de courir avec mon ami Pierre Mettan, membre de l’équipe suisse et sélectionné pour les championnats du monde à Villars la semaine prochaine.

De belles équipes étaient également au départ, les paires Anthamatten-Marti et Favre-Blanc allaient sans doute se disputer la première place. Obtenir un podium sur cette course était déjà un très bel objectif. Avec des conditions météo grandioses, tous les éléments étaient réunis pour présager une magnifique journée !

Dès le départ, nous nous retrouvons en 3e position, place que nous ne lâcherons pas jusque… l’arrivée ! Et nous bouclons ce superbe parcours dans un excellent temps de 2h08 !

Merci Pierre pour ton attitude de guerrier, un plaisir de courir avec toi ! Merci également à Tara et à tous les organisateurs pour l’invitation et à la famille Besson pour le logement avant la course.

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Photos : Gérard Berthoud & Basile Ançay



Rando parc à Vercorin

Vercorin ainsi que le Val d’Anniviers ont développé des parcours de ski de randonnée. Ces parcours balisés et sécurisés sont ouverts à tous. Différents degré de difficulté permettent à chacun de trouver son bonheur et de passer un agréable moment en montagne. 5 parcours (2 bleus, 2 rouges et 1 noir) sont proposés sur les domaines de St-Luc et Chandolin et 2 parcours (rouges) à Vercorin.

Ces parcours sont l’aboutissement d’un travail effectué par Vercorin Tourisme, la commune de Chalais, Télévercorin et moi-même et sont entretenus et balisés par Gauthier Masset un autre belge domicilié à Vercorin.

N’hésitez pas à venir y faire un tour !