Catégorie :Ski-alpinisme

Coupe du monde Andorre 2019

Direction Andorre pour ma première coupe du monde de la saison !

Après une intense semaine à l’université de Lausanne, j’avais vraiment hâte de me rendre en Andorre pour disputer deux courses de coupe du monde (Individuelle et Verticale). Les semaines précédentes, la forme était bien présente mais d’intenses révisions et de gros examens peuvent avoir également un impact sur le physique. Comme ces trois dernières années, bien que courant pour la Belgique, l’équipe suisse me permet de les accompagner sur les différentes coupes du monde. Merci à eux d’être aussi accueillants et de me permettre à chaque fois de passer de très agréables moments.

Samedi avait lieu une course individuelle d’environ 1500m de dénivelé. Les jambes répondent très bien dans les montées et j’arrive à suivre des athlètes que je n’avais pas l’habitude de concurrencer. C’est une grande source de motivation de les voir si proche et je ne lâcherai rien jusque l’arrivée. Je termine 3e Espoir ! Il s’agit de mon premier podium en Espoirs et le premier podium de ma carrière sur une course individuelle.

Obtenir un podium était également l’objectif que je m’étais fixé en début de saison. Mais l’atteindre dès la première course me donne envie de faire beaucoup mieux !

Après la course, je suis euphorique mais une course reste à faire le lendemain et vu que mes jambes répondaient très bien dans les montées, j’ai vraiment hâte d’être sur la prochaine ligne de départ.

Dimanche au réveil je me sens très bien, mes jambes ne sont pas trop lourdes et la motivation est extrême. Lors de l’échauffement tout va bien également, j’arrive rapidement à avoir de bonnes sensations.

Le départ est lancé, je reste en milieu de peloton durant 7-8 minutes, ensuite je me mets dans les skis d’un italien qui accélère et à deux on reprend quelques personnes. A mi-course, je vois que l’écart qui me sépare des meilleurs coureurs de ma catégorie est très faible. J’accélère progressivement et me retrouve rapidement dans le top 15. Nous sommes les trois premiers espoirs au coude à coude. Mais vu que je me sens vraiment bien, je poursuis ma remontée. Je reprends les coureurs les uns après les autres… qu’est-ce qui se passe, je ne sais pas ce qui m’arrive !!

A 300m de la ligne d’arrivée je suis premier Espoir et dans les 10 premiers de la course, les athlètes qui sont à mes côtés m’intimident, ils font partie des plus grands palmarès de ski-alpinisme ! Mais j’attaque encore, j’en veux plus ! A l’arrivée je termine 7e !! Et premier espoir !!

Jamais dans mes rêves les plus fous j’avais imaginé un jour faire une tel résultat ! C’était inimaginable, ça m’amène à remettre en doute beaucoup de choses et je suis sûr que ce résultat va être un grand déclic dans ma carrière.

C’est très dur d’expliquer ce qui s’est passé et les émotions vécues mais je peux vous assurer qu’il s’agit d’un des plus beaux moments de ma vie. Je me réjouis de voir ce que l’avenir me réserve !

Rendez-vous le week-end prochain en France au Dévoluy pour deux nouvelles courses de coupe du monde (individuelle et sprint)

Photos : ISMF, Sportdimontagna

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Championnat suisse Vertical race Veysonnaz

Comme chaque année, le championnat suisse de course verticale avait lieu à Veysonnaz à l’occasion de le Barlouka’s race.

Le parcours est compliqué à négocier car la course démarre au pied d’une piste très raide et à la mi-course on emprunte une route très plate. Sur un tel parcours, un compromis doit être fait au niveau des peaux de phoque. Il faut trouver le juste équilibre entre glisse et accroche. Malheureusement pour moi, ce jour-là j’ai trop insisté sur le côté glisse et cela m’a coûté très cher en début de course.

Ensuite, en sur-régime, je ne suis jamais parvenu à revenir sur le groupe devant moi.

Je finis à la 11ème place, bien loin de mes espérances.

Place à mes examens avant d’aller sur le circuit de coupe du monde.

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Championnat suisses Rothwald

La saison est lancée ! Les premières courses de l’hiver ont eu lieu le week-end passé à Rothwald dans le Haut-Valais avec au programme une course individuelle le samedi et un sprint le dimanche.

Durant toute la semaine précédente, j’ai ressenti de très bonnes sensations à l’entrainement. Durant quelques jours, je me suis entrainé en compagnie de trois amis français, merci à eux pour les bons moments passés. La forme étant au rendez-vous, je me réjouissais donc de participer à ces premières épreuves et de m’octroyer une pause dans mes révisions.

Le parcours de l’individuelle comprenait trois montées pour un total de 1250m de dénivelé. Les meilleurs suisses étant au départ ainsi que quelques coureurs étrangers la concurrence s’annonçait rude.
Le départ est donné, rapidement je trouve mon rythme et me concentre sur ma course car de l’énergie peut facilement être perdue inutilement sur cette première montée dans la forêt. Je suis 4e Suisse à ce moment-là, mais le podium n’est pas loin. Techniquement, je ne commets aucune erreur et les jambes répondent bien malgré le froid.

Un Italien me dépasse et je me mets dans ses skis, cela me permet de revenir à quelques secondes d’Iwan Arnold, le 3e Suisse et local de la course. Iwan m’impressionne par sa capacité à relancer et me prend régulièrement quelques mètres mais je parviens à chaque fois à revenir dans ses skis. Dans la dernière montée, les écarts avec Iwan devant et mes poursuivants est très faible, rien n’est encore joué.

Dans la dernière descente, je rattrape rapidement Iwan mais de peur de me perdre je préfère rester derrière et attendre le bon moment pour dépasser. Malheureusement, la course se terminant sur une route en faux plat descendant, je ne parviens pas à le déborder et échoue à 6 secondes du podium à la 4e place.

Malgré cette erreur tactique ou la prudence dont j’ai pu faire part, je tire beaucoup de positif de cette course et suis extrêmement satisfait. Ma course était régulière, techniquement j’ai été très bon et les meilleurs suisses ne sont pas loin.

Le dimanche avait lieu le sprint. Je fus moins chanceux que la veille. Alors que j’étais en course pour une place en finale, un petit déséquilibre me fait rater une porte lors de la descente et donc disqualification (résultat final 12ème).
C’est ce que j’aime dans le sprint, il faut être parfait, chaque détail compte et la moindre erreur se paie cher !
Mais ce n’est rien, j’ai passé un super week-end ! La forme est là et j’attends avec impatience la suite.

Direction Veysonnaz samedi prochain pour le championnat suisse de vertical race mais d’ici là je me replonge dans mes cahiers…

Photos : Maxime Schmid, Gerard Berthoud, Oscar Angeloni



Patrouille des Glaciers Arolla-Verbier 2018

Chaque deux ans a lieu la Patrouille des glaciers. Cette course de renommée mondiale relie Zermatt à  Verbier. Un parcours plus court est également proposé, celui-ci relie Arolla à Verbier. C’est sur ce parcours que, mes coéquipiers Julien Ançay et Pierre Mettan et moi, nous nous sommes élancés. Ce parcours présente près de 30km et 2000m de dénivelé.

Tout d’abord, il y a la montée au col de Riedmatten, puis le plat de la Barmaz le long du lac des Dix, puis la montée de la Rosablance et pour finir celui du Col de la Chaux, dernier col avant la descente finale sur Verbier.

C’est donc le samedi 21 avril à 5h30 du matin que tout commence pour notre équipe.

Lors de l’échauffement, je remarque très vite que je suis très en jambes. Mes coéquipiers me disent se sentir bien aussi. Vivement le départ.

Le départ est donné par le Major Hippolyte de Weck, également associé de Forum Finance Group, mon sponsor principal.

Dans le premier mur après le départ d’Arolla, nous prenons rapidement la tête avec un rythme d’enfer. Nous sommes tous les trois skis dans skis et slalomons entre les coureurs partis de Zermatt plus tôt. Au col de Tséna Riefen, le sommet de la première montée, nous avons une avance confortable mais nous sommes partis vite. Personnellement j’ai quelques craintes, j’ai peur d’être parti trop vite.

Heureusement les descentes ne sont pas trop éprouvantes et je peux récupérer un peu. Tout comme en montée, l’équipe est très homogène en descente, on va vite sans prendre de risques, il fait encore un peu sombre.

On approche du redouté plat de la Barmaz, le long du lac des Dix. La neige est encore très dure, la progression se fait vite. Julien et moi avons pris un peu d’avance sur Pierre, on remet donc vite nos peaux pour pouvoir l’aider ensuite. Au poste de la Barmaz, nous attend Véronique Ançay, la mère de Julien, avec de quoi nous ravitailler. Après un rapide arrêt, on repart de plus belle en direction de la Rosablanche et de la foule de spectateurs qui y attendent les coureurs. Nous sommes toujours skis dans skis, chacun sert les dents et se bat pour les autres. Aucun effort n’est ménagé. Une des parties les plus dures est sans doute le long portage de la Rosablanche mais pour moi c’est un véritable plaisir que d’y monter. Je me sens vraiment bien et prends un peu d’avance sur mes coéquipiers. J’en profite pour bien me ravitailler et profite de l’instant.

Le plus dur est derrière nous mais il reste encore un dernier col à franchir avant la délivrance de l’arrivée à Verbier. Il s’agit du col de la Chaux, mon père m’y attend ainsi que Gérard Lamon, un guide et professeur de ski de Vercorin qui m’a initié au ski-alpinisme en 2009. Dans cette ultime montée, Pierre se sent vraiment bien, Julien et moi devons nous accrocher pour le suivre. Le sommet est proche, les jambes sont aux bords des crampes, on fait avec, on se reposera plus tard.

Dans la descente, on prend beaucoup de vitesse, la barre des 100km/h est franchie à plusieurs reprises. C’est pas le moment de tomber, une chute serait fatale. Chacun à son tour ouvre la voie pour ses coéquipiers et leur indique par un mouvement de bras les éventuels changements de direction.

L’arrivée nous appelle, il ne reste plus qu’à retirer ses skis et à traverser Verbier en courant pour franchir l’arrivée. Je croise ma mère et de nombreux visages connus. Ce moment est intense, je me laisse rapidement submerger par les émotions. Je ne ressens aucune fatigue, aucune douleur, seulement un indescriptible bonheur. Celui de franchir la ligne d’arrivée dans un temps incroyable avec deux amis après une course parfaitement réussie !

Merci à tous ceux qui ont fait que ce moment soit l’un des plus forts de ma vie.

Maintenant, place à quelques jours de repos avant de me remettre sérieusement à courir. Direction l’université après de longs mois d’absence passés à gambader dans les montagnes.

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Article Nouvellsite PDG 23.04

Interview à la télévision Canal9



Coupe du monde Madonna di Campiglio 2018

Ce week-end avait lieu à Madonna di Campiglio, dans les Dolomites en Italie, la dernière étape de coupe du monde. Nous avions au programme un sprint et une course individuelle.

Le sprint se déroulait vendredi soir et l’individuelle dimanche matin. Pour une fois cette saison, le soleil était de la partie, pour la plus grande joie des coureurs.

Vendredi lors du sprint, je me suis senti très bien, malheureusement une grosse erreur en qualifications et une autre en quart de finale m’empêchent d’obtenir le résultat espéré.

Le lendemain, nous sommes allés sur le parcours de l’individuelle. Nous avons découvert un parcours splendide et technique. Près d’une centaine de conversions et de beaux couloirs nous attendent.

Dimanche, dernière course individuelle de la saison et sûrement la plus belle ! Le départ est donné sur une piste relativement plate et je pars très vite. Malheureusement, je recule rapidement dans le classement. Après analyse, je pense que c’est dû à deux facteurs, la longue reconnaissance à un rythme un peu trop rapide de la veille et mon départ trop rapide. Néanmoins, je termine à un bon 7e rang en Espoirs.

Désormais, place à la Patrouille des Glaciers Arolla-Verbier avec Pierre Mettan et Julien Ançay, course mythique à laquelle je me réjouis de participer.

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Défi des Faverges 2018

Alors que tous les regards étaient tournés vers la France et sa mythique course qu’est la Pierra Menta avait lieu samedi en Valais le Défi des Faverges, une course par équipe de trois avec près de 3000m de dénivelé !

J’ai décidé, cette année, de ne pas prendre le départ de la Pierra Menta (4 jours / 10’000m de dénivelé), afin de ne pas perturber ma progression.

C’est donc avec plaisir que j’ai pris part au Défi des Faverges à Crans-Montana avec Gauthier Masset et Emmanuel Lattion. La météo, une fois de plus cette saison, n’était pas idéale. La visibilité était vraiment mauvaise sur la plupart du parcours.

Depuis plus d’un mois, je me sens vraiment très bien physiquement. J’ai pu aider au mieux mes coéquipiers dans les zones de changement et grâce à la volonté et aux efforts de chacun, nous terminons 2e de la course derrière l’équipe composée de Steven Girard, Vincent Mabboux et Marcel Theux.

Désormais, je prévois de prendre quelques jours de repos avant d’attaquer ma préparation pour la dernière étape de coupe du monde à Madonna-di-Campiglio (Italie) dans 3 semaines et la Patrouille des Glaciers le 21 avril.

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Nocturne de Chandolin

Le samedi 10 mars a été une journée spéciale…

Après avoir participé à la Matinale des dames le matin, j’ai voulu tenter l’expérience de participer à deux courses en un jour. Alors le soir je me suis rendu à la nocturne de Chandolin, une nocturne avec deux montées pour un total de 1000m de dénivelé.

J’ai pris la tête de la course dès le départ, accompagné par Gauthier Masset. Nous avons fait toute la première montée ensemble ainsi que la descente. C’est lors de la 2e montée que je suis parvenu à prendre une vingtaine de secondes d’avance.

Ça fait donc deux victoires en un jour !

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Matinale des Dames 2018

Le 10 mars a eu lieu la Matinale des Dames, une course verticale pas comme les autres…

En effet, la couse se donne en contre-la-montre par groupes de quelques coureurs. Le nom de la course vient du fait que le week-end précédent la verticale avait lieu une coupe du monde dames de ski-alpin. Le principe de la course est de parcourir en sens inverse la piste qu’emprunte les skieuses. De plus, cette course verticale de 722m de dénivelé comprend un portage.
Je réalise le meilleur de temps de cette première édition en 32’20.

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Patrouille de la Maya 2018

Suite au chaos météorologique et de l’organisation en Sicile, je tenais à participer à une belle course en Suisse. Pierre Mettan et Aurélien Gay ont été d’accord de m’accompagner dans cette aventure.

La météo était splendide, tout comme notre cohésion d’équipe. Derrière les deux grandes équipes intouchables du Swiss Team Anthamatten-Bonnet-Marti et Arnold-Ecoeur-Steindl, les trois petits jeunes que nous sommes avions fort à faire pour tenter d’obtenir la troisième place. Après 2h16 d’effort, nous avons, côte-à-côte, franchi la ligne d’arrivée en 3e position de cette classique valaisanne !

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Championnat d’Europe 2018 en Sicile

Saviez-vous que l’on pouvait skier en Sicile ? Et oui, il y a deux stations sur l’Etna, le volcan sicilien culminant à plus de 3200m d’altitude.

Trois épreuves étaient au programme :
– Jeudi 22.02 : Sprint
– Vendredi 23.02 : Vertical race
– Samedi 24.02 : Course individuelle
Le dimanche servait de jour de réserve

Malheureusement, une fois n’est pas coutume cette saison, la météo nous a encore joué des tours.

Jeudi lors du sprint, les cadets et juniors ont eu droit à des conditions parfaites, il faisait grand soleil. Mais pour les élites et espoirs, le vent s’est progressivement levé pour atteindre les 100km/h. Dans de telles conditions, nous avons pas été en mesure de continuer la compétition et avons dû nous arrêter après les quarts de finale. Auteur d’une mauvaise course et de beaucoup d’erreurs en qualification, je ne réalise que le 23e temps toutes catégories confondues. Suffisant pour rejoindre les quarts de finale, où j’espérais pouvoir me rattraper. Cependant, pour établir le classement final, les organisateurs ont décidé d’utiliser le temps des qualifs. Je finis donc 8e espoir et 23e élite.

Vendredi, les conditions météo ont fortement empirées, l’orage, la pluie et la grêle sont venus se joindre au vent et ont contraint les organisateurs a reporté la course au dimanche.

Samedi, enfin un jour ensoleillé ! La course individuelle allait offrir un beau spectacle. Nous allions enfin avoir droit à une vraie course sur les pentes de l’Etna. Le parcours proposé était assez court et peu technique, néanmoins la météo des jours précédents avaient rendu le sol très dur et gelé. Je réalise une très bonne course et termine 6e espoir.

Dimanche, le brouillard et la neige, n’ont pas empêché la course d’avoir lieu. Le départ avait été retardé à cause du fait que la station avait été rendue difficile d’accès à cause de la météo. Pris par l’envie d’en finir au plus vite, je pars trop vite et explose à la mi-course. Je me retrouve seul dans le brouillard et voit de temps en temps des coureurs me dépasser. Néanmoins, je parviens par accrocher une 8e place en espoir sur cette verticale.

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